
Dans une société de plus en plus consciente des enjeux liés à la diversité et l’inclusion, rappelons que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, a apporté des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes et aux besoins des personnes en situation de handicap.
Sujet souvent tabou, qui fait face aux préjugés ! Nombreuses sont les personnes qui le cachent encore craignant un changement de comportement ou une discrimination à l’embauche. Pourtant, savoir parler de ses besoins liés à son handicap permet de bénéficier de mesures pour faciliter les tâches et éviter de surcompenser dans un quotidien professionnel.
Employeurs, il existe aujourd’hui des dispositifs pour favoriser l’emploi, le maintien et l’inclusion des personnes en situation de handicap. Tour d’horizon des solutions existantes pour être inclusif dans sa stratégie RH et favoriser la diversité en entreprise.
L’immersion professionnelle : un levier puissant pour favoriser l’accès à l’emploi inclusif
Selon l’article L. 5135-2 du code du travail, les immersions autrement dites Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel [PMSMP] sont ouvertes « à toute personne faisant l’objet d’un accompagnement social ou professionnel personnalisé » quel que soit son statut (salarié.e, personne en recherche d’emploi ou en réorientation professionnelle, etc…), son âge et le cadre de son accompagnement.
Que l’on soit en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle, cette immersion permet de découvrir un métier, un environnement de travail ou encore un domaine d’activité. Elle permet aussi de confirmer ou de sécuriser un projet professionnel en amont d’une formation, de lever des freins sur un poste ou une entreprise, de développer un réseau ou encore de se faire remarquer auprès d’un employeur. Pour une entreprise, c’est aussi un moment de rencontre qui permet de découvrir les compétences d’une personne, de sensibiliser ses équipes au handicap ou encore de confirmer un recrutement.
Les prescripteurs de PMSMP sont France Travail, Les Missions Locales, Cap emploi, le Conseil Départemental ou les SIAE. La plateforme Immersion facilitée permettant justement aujourd’hui de réaliser des immersions professionnelles via un outil dématérialisé.
Les appuis spécifiques pour sécuriser la prise d’un poste
Depuis le 1er avril 2024, les Prestations d’Appuis Spécifiques ont été remplacées par l’offre de service d’Appuis Spécifiques. Conçue et financée par l’Agefiph et le FIPHFP, cette offre de service digitalisée vise à apporter un appui et une expertise sur l’impact du handicap dans l’emploi ou la formation.
L’appui spécifique vient en appui du référent de parcours ou du conseiller à l’emploi. L’objectif : identifier des solutions de compensation individualisées, concrètes, réalistes et réalisables pour favoriser l’autonomie de la personne et permettre à un employeur de mieux comprendre les conséquences du handicap et les moyens de le compenser dans l’environnement de travail.
Ce dispositif peut être mobilisé en amont d’un recrutement afin d’anticiper l’adaptation et l’aménagement de poste de la personne. Les appuis spécifiques sont catégorisés en 5 typologies en réponse à des besoins en lien avec le handicap visuel, le handicap auditif, le handicap psychique, le handicap moteur / maladie chronique invalidante et les troubles du neurodéveloppement incluant les conséquences des troubles cognitifs, des troubles du spectre autistique, du handicap mental et de l’épilepsie.
Le dispositif d’emploi accompagné – DEA
Le Dispositif Emploi Accompagné est un appui aux personnes en situation de handicap pour accéder et se maintenir en emploi par la sécurisation de leur parcours professionnel, en milieu ordinaire de travail. C’est un accompagnement renforcé qui comprend un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle, grâce à un référent emploi accompagné.
Le référent emploi accompagne aussi l’employeur lorsque la personne est en poste pour éviter une rupture de parcours ou trouver des solutions s’il y a les difficultés au travail. La demande de DEA est à effectuer auprès de la MDPH – La maison départementale des personnes handicapées.
L’essai encadré : un outil précieux pour permettre le maintien en emploi
L’essai encadré est un dispositif qui permet à un(e) salarié(e) en arrêt de travail de tester sa capacité à reprendre son ancien poste, de tester un aménagement de poste ou un nouveau poste, tout en conservant ses indemnités journalières. Cette mesure est un outil précieux qui permet de favoriser le maintien en rassurant les parties prenantes avant le retour à l’emploi : salariés, employeurs et collectif de travail.
La durée maximale de l’essai encadré est de 14 jours ouvrables, en continu ou fractionnable et il est renouvelable une fois, dans la limite d’une durée totale de 28 jours. Pour y être éligible, il faut être titulaire d’un contrat de travail (CDD, CDI, Apprenti, intérimaire, …) et être en arrêt de travail indemnisé au titre d’une maladie, d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle.
Le PRESIJ : une immersion en entreprise pour les salariés en arrêt
Le PRESIJ autrement dit – Prestation d’accompagnement de mise en situation professionnelle de Salariés en Indemnités Journalières permet soit de maintenir un salarié en entreprise soit de le guider vers une reconversion professionnelle adaptée à ses capacités physiques.
C’est une prestation d’accompagnement individualisée dans le cadre d’une immersion en entreprise pour des salariés du secteur privé en arrêt et bénéficiaires d’indemnités journalières. Ce dispositif financé par la CPAM permet de rencontrer les personnes lors d’entretiens réguliers, de valider avec elles de nouvelles pistes professionnelles et de mettre en œuvre des actions ou des aménagements liés à une situation de handicap et qui peuvent être nécessaires au maintien dans l’emploi.
Favoriser l’emploi inclusif, c’est apporter de la diversité et de la richesse au sein de son entreprise. L’ensemble de ces dispositifs sont là pour accompagner les personnes et les employeurs dans toutes leurs démarches en faveur de l’emploi de personnes en situation de handicap
AUTEUR : DELPHINE MASSÉ
Exposition photo sur l’inclusion : Et si vous mettiez en lumière vos professionnels !
Une photo raconte toujours une histoire. Et toute histoire a du sens à partir du moment où elle est vécue, écoutée et partagée. Pour une entreprise, créer une expo photo sur le handicap, c’est mettre en lumière son engagement en faveur de l’inclusion et de la diversité. C’est un défi que s’est lancée cette année la SCA Normande [Société Coopérative d’Approvisionnement au service des magasins E. Leclerc de Normandie et d’Outremer] lors de la 28ème Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées. Ils ont réalisé leur propre exposition photo avec l’accompagnement d’Aptima RH.
Vous aussi, vous souhaitez mettre en lumière vos salariés en situation de handicap au travers d’une expo photo ?
Aptima RH vous apporte son expertise et son accompagnement à la mise en œuvre du projet.

Pourquoi une exposition photo sur le handicap ?
Dans la lignée de son engagement en faveur de l’inclusion et la diversité, Aptima Conseil RH a créé en 2022 une expo photo « Ma vie d’Après » représentant 10 portraits de salariés en situation de handicap et issus de divers horizons professionnels. Cette exposition pleine d’espoir, disponible à la location, met en exergue la résilience, l’énergie et la détermination de salariés qui ont dû réapprendre un métier, s’adapter à de nouveaux aménagements ou accepter de changer de vie, pour rebondir et s’épanouir dans une nouvelle profession.
La SCA Normande met en lumière ses professionnels
La SCA Normande, Société Coopérative d’Approvisionnement au service des magasins E. Leclerc de Normandie et d’Outremer, a décidé cette année de créer une exposition photo lors de la 28ème Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées. Cette expo qui met en avant les salariés en situation de handicap au sein des magasins E. Leclerc de Normandie est aussi une mise en lumière de leur engagement en faveur de l’inclusion et une belle sensibilisation à l’attention des collaborateurs et managers sur la diversité des handicaps dans le monde du travail.
Mais au-delà d’exposer une série de portraits de salariés en situation de handicap, le défi pour la SCA Normande était surtout de mettre en valeur ses propres professionnels (elles) en situation de handicap. Un défi relevé haut la main grâce à l’accompagnement d’Aptima RH dans la gestion du projet.
« Ce projet a enthousiasmé l’ensemble des adhérents de la région qui l’ont validé à l’unanimité et de nombreux collaborateurs se sont portés volontaires pour cette exposition » explique Aurélie Lechanoine Responsable RH de la SCA Normande.
Les étapes clés d’une exposition photo réussie avec Aptima RH
Le projet
La première étape consiste à définir concrètement le projet. Pourquoi ce projet ? Qui sera le public ? Quelle temporalité ? Une fois les grandes lignes définies sur ce qui est réalisable, il est alors important de mettre en place un retroplanning. Une autre étape importante à prendre en compte également, c’est l’identification des personnes volontaires pour participer à l’exposition.
« Pour cela, nous avons créé un flyer présentant le projet de la SCA Normande auprès des directeurs.rices des magasins » explique Mathilde Lemoine d’Aptima RH qui a piloté le projet avec la cellule formation de la SCA Normande.
« Ce flyer a ensuite été déployé auprès des salariés. Les volontaires pouvaient ainsi proposer leur candidature auprès de la cellule formation de la SCA Normande. Afin d’être représentatif des métiers des magasins Leclerc, nous avons identifié avec la SCA Normande, 10 familles de métiers que nous souhaitions voir représentés » souligne Mathilde.
La prise de vue
Travailler avec un photographe de confiance est primordiale. Nous avons alors mobilisé une photographe indépendante qui se déplace dans les entreprises pour effectuer des prises de vue qui durent en général environ 2 heures. Elle réalise des portraits, des plans resserrés sur les gestes professionnels ou des plans sur les environnements de l’entreprise. Ce qui est essentiel, c’est de mettre la personne en confiance pour laisser la place à la spontanéité afin de capter les émotions
Notre rôle est d’aller à la rencontre des personnes. Ecouter leur histoire. Créer un lien singulier. Les portraits de ces personnes avec lesquelles nous avons été en contact tout au long du projet, sont ensuite imprimés à taille réelle pour qu’ils soient à l’image de leur histoire.
Le témoignage
Chaque portrait a donc son histoire. Et pour la raconter, cela demande d’avoir un temps d’échange avec chaque personne. Témoignage à distance ou en présentiel, à l’oral ou à l’écrit… L’idée est de relater le parcours des personnes mais surtout, de raconter l’expérience vécue et de laisser parler leurs émotions pour faire vivre leur histoire. Ce témoignage de quelques lignes trouve ensuite sa place sur chaque portrait.
L’engagement de la SCA Normande en faveur du handicap
Lors de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées qui a lieu chaque année en novembre, la centrale SCA Normande a donc eu la fierté de dévoiler sa propre expo photo en s’appuyant des témoignages de 10 salariés du mouvement. Cette expo est le témoignage d’un bel engagement à l’égard des collaborateurs en situation de handicap parfaitement épanouis au sein des magasins E. Leclerc mais aussi une belle opportunité d’illustrer leurs actions en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap.
La SCA Normande a présenté l’exposition photo lors d’une journée RH qui s’est déroulée le 14 novembre 2024. Ce rendez-vous annuel qui rassemble les directeurs.rices et les équipes RH de chaque magasin est dédié à la rencontre avec les acteurs de la formation et les acteurs du handicap au travail. Une belle occasion pour présenter à tous l’expo photo et le travail réalisé avec Aptima RH pour que celle-ci soit à l’image des centres Leclerc de Normandie.
« Nous sommes fiers d’avoir pu présenter une exposition aussi éclectique en termes de profils et de métiers » souligne Aurélie Lechanoine.
DELPHINE MASSÉ
Equilibre vie pro-vie perso : le droit à la déconnexion
Avec le développement des nouvelles technologies de communication et le télétravail, la frontière entre vie personnelle et professionnelle est parfois mince. Le maintien d’un bon équilibre entre les deux est essentiel pour le bien-être des salariés et la performance des entreprises. Il est donc dans l’intérêt de tous de savoir déconnecter en dehors des temps de travail. Qu’est ce que le droit à la déconnexion et quels en sont les enjeux ?
Le droit à la déconnexion : de quoi s’agit-il ?
Le droit à la déconnexion est une disposition légale qui vise le respect de la séparation de la vie privée et professionnelle, la considération des temps de repos et congés et la protection de la santé des salariés. Il est apparu dans le Code du travail en 2016 avec la loi El Khomri (loi travail du 8 août 2016), dans le cadre de la négociation obligatoire sur la qualité de vie au travail (QVT).
Il s’entend comme un droit, pour tout salarié, de ne pas se connecter à ses outils numériques professionnels (ordinateur, logiciel, intranet) et de ne pas être contacté en dehors de son temps de travail par quelconque forme de communications numériques (courriel, chat, messagerie, téléphone, réseaux sociaux, etc).
Quel est le rôle de l’employeur ?
Si le Code du travail ne définit pas les modalités d’exercice du droit à la déconnexion, il revient malgré tout à l’entreprise de définir les règles par le biais d’un accord employeur-salariés dans le cadre de la négociation collective sur la qualité de vie au travail. Les entreprises de plus de 50 salariés doivent alors s’engager chaque année sur une entente du droit à la déconnexion pour encadrer les pratiques professionnelles.
A défaut d’accord, l’entreprise de moins de 50 salariés doit mettre en place une chartre spécifique selon l’avis du comité social et économique. Cette chartre de déconnexion montre ainsi la volonté de l’employeur à respecter l’équilibre vie privée et vie professionnelle de ses collaborateurs. Il a donc son rôle à jouer dans la mise en place de mesures appropriées pour garantir la déconnexion de ses salariés.
Ces mesures se matérialisent par des engagements qui répondent à la politique de l’entreprise telles que :
- la sensibilisation des salariés sur les risques de l’hyperconnectivité,
- la dispense de répondre aux mails en dehors des horaires de travail,
- l’activation de la messagerie automatique en cas d’absence,
- la mise en place d’horaires fixes pour le télétravail.
Certains employeurs n’hésitent pas à couper les serveurs pour s’assurer de la déconnexion de leur salariés.
Quels sont les enjeux du droit à la déconnexion ?
Outre les obligations légales, les enjeux du droit à la déconnexion sont multiples :
- Prévenir les risques d’hyperconnexion
Le télétravail fait désormais partie intégrante du monde professionnel. Cependant, l’hyperconnexion et la surcharge d’informations via les différents outils de communication peuvent représenter un danger pour la santé physique et mentale des salariés. Certains sont dans l’incapacité de se déconnecter véritablement du travail. D’où l’importance d’intégrer le droit à la déconnexion dans la culture d’entreprise.
- Préserver la santé mentale des salariés
En lien avec l’hyperconnexion, le cerveau reçoit parfois plus d’informations qu’il n’est capable d’en assimiler. A long terme, cela peut générer des difficultés de concentration, une fatigue cognitive et une baisse d’efficacité, allant jusqu’à l’épuisement professionnel, autrement dit le burn out. Stress, anxiété, manque de sommeil, épuisement émotionnel, etc. Ces dernières années, les risques psychosociaux ont connu une croissance accrue dans les entreprises. Il est donc important de rester vigilant aux signes précoces du burn out et de préserver la santé mentale des collaborateurs.
- Préserver la sphère privée des collaborateurs
Etre à l’écoute, favoriser le bien-être des employés et améliorer la qualité de vie au travail sont des enjeux forts de la déconnexion au travail. Concilier vie professionnelle et vie personnelle, c’est trouver le bon équilibre entre l’un et l’autre pour s’épanouir au travail sans en subir les contraintes et rentrer dans la spirale de la charge mentale et du stress au travail.
- Favoriser la communication direct et les échanges en face à face
Le contact direct ou téléphonique est le meilleur moyen d’échanger avec ses collègues ou ses collaborateurs. En effet, même si le mail reste un outil de communication incontournable, il peut aussi être anxiogène surtout s’il est associé à d’autres outils de communication instantanés. Se retrouver au bureau permet ainsi de favoriser le lien social avec les collègues, de séparer sa vie de famille et sa vie professionnelle et surtout, de déconnecter pour reprendre le chemin de la maison une fois la journée terminée.
Aujourd’hui, il est donc essentiel de prendre en compte la santé physique et mentale des salariés pour favoriser la performance de l’entreprise. On parle de (Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT). Aptima RH accompagne les entreprises dans la prévention des TMS et RPS et dans la mise en place d’actions pour prévenir l’épuisement au travail et préserver la santé psychique et le moral des salariés.
DELPHINE MASSÉ
Formation action PRAP : pourquoi l’intégrer dans votre entreprise ?L’activité physique au travail est aujourd’hui l’une des principales causes d’accidents du travail, de maladies professionnelles et d’inaptitudes au travail. Pour les entreprises engagées dans une démarche de QVCT, il est nécessaire de mettre en place des mesures pour anticiper les risques professionnels et les accidents de travail. Organiser une Formation action PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) en entreprise est essentiel pour assurer la santé et la sécurité des employés.
Qu’est ce que la Formation action PRAP ? A qui s’adresse t’elle et quel en est l’objectif ? Aptima RH vous informe

Qu’est-ce que la formation action PRAP ?
La formation à la Prévention des Risques liés à l’Activité Physique (PRAP) joue un rôle capital en termes de santé et de sécurité en entreprise. Cette formation réglementée par l’INRS s’intègre dans une démarche de prévention de l’entreprise. Elle permet en effet à toute personne qui s’y inscrit, de pouvoir mieux identifier, évaluer et réduire les risques liés à son activité physique au travail.
Suivre une formation action PRAP permet à un collaborateur de devenir « acteur » de sa propre prévention mais également de celle de son entreprise ou de son établissement. Ainsi, il participe à l’amélioration de ses propres conditions de travail de manière à en réduire les risques.
Il existe deux filières de formation : le PRAP IBC pour les salariés de l’industrie, du BTP, du commerce et des activités de bureau et le PRAP 2S pour les salariés du secteur sanitaire et médico-social
A qui s’adresse cette formation action PRAP ?
Cette formation action PRAP s’adresse aux salariés concernés par la prévention des risques liés à l’activité physique et désireux de devenir acteur-PRAP pour être acteur de la sécurité au travail au sein de son entreprise.
Elle concerne souvent des personnes dont le poste comprend une part importante d’activité physique qui peut nuire à leur santé : port de charges, travaux ou gestes répétitifs, manutention manuelle, postures de travail prolongées…
En suivant cette formation action PRAP, un salarié est alors en mesure :
- De mieux connaitre les risques liés à son activité ou à son métier
- D’analyser sa situation de travail et d’identifier les dangers
- De proposer des améliorations techniques ou organisationnelles pour l’aménagement de son poste de travail
- De connaître les principes de sécurité physiques et d’économie d’effort (PSPEE)
- D’acquérir les bonnes techniques de prévention.
Le certificat, délivré par le réseau Assurance maladie Risques professionnels / INRS, est ensuite valable 24 mois au niveau national. Le maintien et l’actualisation des compétences des acteurs PRAP IBC est nécessaire et doit ensuite être réalisé tous les 2 ans.
Pour plus de renseignements [Actualisation Acteur PRAP]
Quels sont les bénéfices pour l’entreprise ?
La formation en Prévention des Risques liés à l’Activité Physique vient appuyer et renforcer la démarche de prévention d’une entreprise.
Les bénéfices pour celle-ci sont multiples :
- Réduction des accidents du travail
- Limitation des troubles musculo squelettiques
- Réduction de l’absentéisme
- Amélioration des conditions de travail
- Conformité avec la réglementation légale en matière de sécurité
- Fidélisation des collaborateurs.
Pourquoi intégrer le PRAP dans la culture d’entreprise ?
La Qualité de Vie au Travail (QVCT) constitue un enjeu important aussi bien sur le plan de la santé physique et mentale des employés que sur la performance des entreprises et organisations. Incorporer la philosophie du PRAP dans ses valeurs d’entreprise permet de créer un environnement de travail sain et sécurisé pour les collaborateurs.
Dans la mesure où elle joue un rôle essentiel en ce qui concerne la santé et la sécurité des salariés, elle influence forcément de manière positive la stabilité au sein de l’entreprise. Finalement, sur le long terme, cette culture de sécurité au travail contribue au bien être des salariés ce qui est aussi un levier fort de marque employeur
Quelques chiffres à retenir
En France, les troubles musculo-squelettiques représentent la 1ère cause de maladies professionnelles. L’activité physique étant l’une des principales causes d’accident du travail (entorse, luxations, déchirures musculaires…) et de maladies professionnelles (lombalgies, hernie, tendinites, …). Les accidents du travail (AT) surviennent majoritairement dans le domaine de santé et du médico-social, le travail temporaire, l’alimentation, le transport et le BTP.
Finalement, mettre en place une formation PRAP au sein de son entreprise permet non seulement à chacun de devenir acteur de sa propre prévention mais elle permet aussi de préserver la santé des collaborateurs. Ainsi, que vous soyez employeur ou employé, investir dans cette formation est un choix judicieux, d’autant plus si vous vous inscrivez dans une démarche de QVCT.
Vous voulez des informations complémentaires sur cette formation, c’est par ici
DELPHINE MASSÉ
L’analyse des pratiques professionnelles : pour qui et pourquoi ?
Dans certains métiers, la notion d’isolement professionnel est une réalité. Que ce soit dans le domaine de la santé, du travail social ou médico-social ou encore de l’enseignement… même si ce sont des postes avec un fort lien social, ce sont aussi des métiers soumis parfois à des situations complexes. Les professionnels peuvent alors se sentir isolés ! L’analyse des pratiques professionnelles dite « APP » est un outil d’accompagnement collectif pour aider les professionnels dans l’exercice de leur métier. Réfléchir collectivement. Apprendre en s’entraidant. Alors comment la mettre en place et quels bénéfices en attendre ?
L’analyse des pratiques professionnelles : qui est concerné ?
Potentiellement, l’analyse des pratiques professionnelles s’adresse à tout le monde. Cependant, les besoins les plus recensés sont souvent dans des métiers d’accompagnement où la relation humaine et la notion d’aide et d’écoute sont les composantes majeures.
Elle est alors proposée aux professionnels de l’accompagnement, travailleurs sociaux, soignants, encadrants, enseignants, aux intervenants dans le secteur médico-social, de la petite enfance voire en entreprise, lorsqu’il est question de management d’équipe. En effet, ce sont des métiers soumis parfois à des prises de décisions délicates, des situations complexes ou des interactions humaines par moments difficiles.
Les publics agressifs, la protection de l’enfance, la précarité, les personnes en grande vulnérabilité, le décès d’un patient, la colère face au handicap… Ce sont des situations qui peuvent être compliquées où le stress et la pression sont fréquents. Alors comment réussir à y faire face et se sentir moins seul en tant que professionnel ?
L’APP, plus qu’un outil, des temps de réflexion et de partage
L’analyse des pratiques professionnelles (APP) est un outil qui permet à des professionnels qui ont la même activité, la même fonction ou le même type de responsabilité, d’échanger collectivement sur des situations complexes.
L’intérêt étant de créer un temps d’échanges sur les pratiques et de réfléchir ensemble pour trouver des pistes de solutions sur des problématiques rencontrées quotidiennement. Les professionnels peuvent parfois se sentir démunis dans certains accompagnements, voire se sentir seuls avec leurs difficultés au travail. Ce qui peut, à l’extrême, les amener à un épuisement physique, mental ou émotionnel. L’analyse des pratiques professionnelles permet alors de rompre cet isolement.
Pour plus d’informations sur l’analyse des pratiques professionnelles proposée par Aptima RH
Les bienfaits de l’analyse des pratiques professionnelles
La séance d’analyse de pratique est animée par un professionnel « Psychologue, Psychologue du travail, … ». Les participants exposent alors à l’ensemble du groupe, des situations dites problèmes. La prise de recul permet ainsi de construire collectivement des pistes de solutions afin de poursuivre les accompagnements plus sereinement.
L’intérêt de ces séances est de permettre à chacun de :
- Questionner en profondeur la relation d’aide à l’autre en tant que professionnel
- Explorer des situations professionnelles vécues qui ont pu poser un problème
- Echanger et co-construire en groupe des pistes de travail communes ou différentes
- Prendre de la hauteur et analyser les situations sous un autre regard.
- Libérer la parole, ouvrir le champ des possibles, éveiller l’imaginaire de chacun
- Débloquer des situations complexes
- Prendre conscience des aléas du métier, les verbaliser et les analyser en groupe
- S’enrichir des regards et expériences d’autres professionnels
- Prendre de la distance par rapport à l’exercice de sa profession
- Rompre la solitude et avoir un sentiment d’appartenance à un groupe, sentiment de soutien et de compréhension par l’équipe
Les analyses de pratiques ont un effet plus que bénéfique pour les professionnels puisqu’elles amènent des réponses et favorisent la montée en compétence et la cohésion d’équipe. Et souvent, ces séances collectives, apportent des changements dans les pratiques dites « automatiques » au profit de pratiques professionnelles plus efficaces.
Qui en fait la demande et comment se déroule une séance ?
Ce sont souvent les équipes de direction ou les gestionnaires d’établissements qui font appel à l’analyse de pratiques professionnelles pour améliorer le quotidien de leurs équipes.
La séance en groupe se déroule de la manière suivante :
- L’introduction
La séance débute par une introduction où l’intervenant/l’animateur rappelle l’objectif de l’analyse des pratiques.
- Le tour de table : choix d’une situation
Chaque personne est libre d’exposer une situation dans laquelle elle a été impliquée et qui lui pose un problème. Un tirage au sort peut aussi être proposé. Si pas de situation problématique, il est possible d’orienter la séance d’APP sur des thématiques qui questionnent les professionnels.
- La présentation d’une situation
Le professionnel, dont la situation a été tirée au sort, l’expose au groupe de manière très détaillée de sorte que chacun parvienne à se créer une image de la situation problème. Ensuite, intervient un temps de questions à l’attention du professionnel, pour décortiquer la situation et ainsi, commencer à prendre du recul.
- L’animation de la séance
Pendant la présentation, le reste du groupe écoute attentivement et pose des questions si besoin d’éclaircissement. L’animateur conduit les échanges entre pairs pour pousser la réflexion sur ce qui a posé problème. Les participants peuvent dans un premier temps présenter les points forts de la pratique professionnelle dans la situation exposée. Vient ensuite un temps où le groupe propose des hypothèses d’amélioration ou de solution au professionnel concerné par la situation de départ.
- La conclusion
La séance prend fin lorsque l’animateur résume les points clés de l’analyse faite et des interactions. Il peut à son tour proposer des pistes d’action à étudier. A savoir que l’intervenant détient un rôle clé dans la facilitation des échanges pour que la séance soit efficace et bénéfique pour l’ensemble du groupe.
C’est ensuite lors des séances suivantes qu’il sera possible de mesurer l’efficacité des solutions proposées aux professionnels, via un temps d’échange consacré sur ce qui a été expérimenté, ce qui a fonctionné ou non.
AUTEUR : DELPHINE MASSÉ
5 conseils pour optimiser sa gestion du temps et des priorités
Qui n’est pas confronté aux aléas de la gestion du temps de travail… Des mails qui s’accumulent, un téléphone qui n’arrête pas de sonner, des demandes qui arrivent dans tous les sens, des dossiers à traiter pour hier. Et bien évidemment, l’imprévu à prendre en compte. Outre la charge de travail, une mauvaise gestion du temps et des priorités peut aussi engendrer des difficultés, voire provoquer des effets néfastes comme du stress, de la tension, des erreurs, jusqu’à l’épuisement parfois. Comment gérer pour gagner en efficacité ?
La mise en œuvre d’une stratégie de gestion du temps et des priorités demande de l’énergie, mais sur le long terme, cela permet d’être plus performant et surtout, plus productif. Pourquoi ne pas se faire accompagner pour acquérir de nouveaux outils ? Quelques conseils …
1. Prioriser : définir des objectifs pour plus d’efficacité
Prioriser ça s’apprend ! Et pour ne pas se laisser distraire, organiser une liste de tâches et les hiérarchiser sont des actions simples mais essentielles pour être plus efficace. Une to do list peut être la bienvenue. Il faut savoir identifier les tâches les plus importantes et les réaliser en premier ce qui laisse plus de temps pour le non urgent donc moins de stress.
Il est important de se fixer des objectifs réalisables et savoir discerner les tâches essentielles et urgentes par rapport aux autres. « Important et urgent / Important, mais peu urgent / Urgent mais peu important, … ». Pour avoir du résultat, il faut des objectifs clairs et précis, qu’ils soient à court, moyen ou long terme. Ces objectifs permettent d’une part de guider l’activité et d’autre part, de gagner en performance.
2. Etablir un planning et s’y tenir
S’organiser, planifier ses tâches, structurer son travail, permet d’éviter la perte de temps. Il est crucial de savoir organiser son emploi du temps et de s’y tenir sans se laisser distraire.
Bien gérer son temps c’est aussi vaincre la procrastination. Il faut arrêter de tout remettre à plus tard ! C’est non seulement source de démotivation mais aussi d’anxiété car on s’impose une charge mentale supplémentaire : le stress de ce qui n’est pas fait.
Autre point essentiel : se fixer des deadlines, une date limite pour la réalisation des tâches.
3. Réaliser une tâche à la fois
Certains pensent être plus efficaces au travail parce qu’ils sont capables de gérer plusieurs choses en même temps. Pourtant, nous sommes bien plus efficaces lorsqu’on réalise les tâches les unes après les autres. Plus attentifs sur les sujets, mieux concentrés sur les dossiers, plus de vigilance dans le traitement des demandes.
Vouloir répondre à tous est la meilleure manière de se disperser et de commettre une erreur. Le multitâche, pourquoi pas, mais attention de le faire en restant méthodique et bien organisé.
4. Apprendre à dire non
Savoir dire « non » à des collègues, à un responsable, à sa direction… Ce n’est pas si simple ! Pourquoi ? Par crainte de décevoir, de déplaire ou de ne pas être à la hauteur.
Pourtant, l’emploi du temps n’est pas infini ! Dire non, c’est aussi se connaitre, s’affirmer, avoir confiance en soi, maitriser son activité et faire des choix. Un « non » légitime peut tout à fait être entendu à partir du moment où il est exprimé calmement. Il s’agit d’expliquer à l’autre les raisons qui vous motivent à dire non pour que le refus soit compris et accepté.
5. Prendre du recul et s’autoriser des temps de relâchement
Au cours d’une journée, il est facile de se laisser dépasser par la charge de travail qui s’accumule. A quel moment lâcher prise ? Comment éviter le surmenage ?
Pour prévenir l’épuisement professionnel, il ne faut pas hésiter à prendre de la distance vis-à-vis de son travail ! Prendre l’air, s’accorder des temps de pause, des temps d’échanges avec les collègues. Les bénéfices n’en seront que multiples : moins de stress, moins d’anxiété, une meilleure organisation, une concentration optimale, plus d’engagement, plus de performance… et surtout, un sentiment de bien-être qui permet de garder du sens dans son travail.
Reste à percevoir les signes au bon moment pour s’autoriser à prendre du recul sans culpabiliser.
Bien gérer son temps et définir ses priorités, c’est prendre soin de soi et améliorer son bien-être au travail.
Des experts peuvent accompagner les salariés dans la mise en place d’actions de formation visant à développer des compétences, tant en matière d’organisation qu’en gestion du temps, pour améliorer l’efficacité et la productivité.
AUTEUR : DELPHINE MASSÉ