5 conseils pour optimiser sa gestion du temps et des priorités
Avoir une bonne gestion du temps et des priorités

Qui n’est pas confronté aux aléas de la gestion du temps de travail… Des mails qui s’accumulent, un téléphone qui n’arrête pas de sonner, des demandes qui arrivent dans tous les sens, des dossiers à traiter pour hier. Et bien évidemment, l’imprévu à prendre en compte. Outre la charge de travail, une mauvaise gestion du temps et des priorités peut aussi engendrer des difficultés, voire provoquer des effets néfastes comme du stress, de la tension, des erreurs, jusqu’à l’épuisement parfois. Comment gérer pour gagner en efficacité ?

La mise en œuvre d’une stratégie de gestion du temps et des priorités demande de l’énergie, mais sur le long terme, cela permet d’être plus performant et surtout, plus productif. Pourquoi ne pas se faire accompagner pour acquérir de nouveaux outils ? Quelques conseils …

1. Prioriser : définir des objectifs pour plus d’efficacité

Prioriser ça s’apprend ! Et pour ne pas se laisser distraire, organiser une liste de tâches et les hiérarchiser sont des actions simples mais essentielles pour être plus efficace. Une to do list peut être la bienvenue. Il faut savoir identifier les tâches les plus importantes et les réaliser en premier ce qui laisse plus de temps pour le non urgent donc moins de stress.

Il est important de se fixer des objectifs réalisables et savoir discerner les tâches essentielles et urgentes par rapport aux autres. « Important et urgent / Important, mais peu urgent / Urgent mais peu important, … ». Pour avoir du résultat, il faut des objectifs clairs et précis, qu’ils soient à court, moyen ou long terme. Ces objectifs permettent d’une part de guider l’activité et d’autre part, de gagner en performance.

2. Etablir un planning et s’y tenir

S’organiser, planifier ses tâches, structurer son travail, permet d’éviter la perte de temps. Il est crucial de savoir organiser son emploi du temps et de s’y tenir sans se laisser distraire.

Bien gérer son temps c’est aussi vaincre la procrastination. Il faut arrêter de tout remettre à plus tard ! C’est non seulement source de démotivation mais aussi d’anxiété car on s’impose une charge mentale supplémentaire : le stress de ce qui n’est pas fait.

Autre point essentiel : se fixer des deadlines, une date limite pour la réalisation des tâches.

3. Réaliser une tâche à la fois

Certains pensent être plus efficaces au travail parce qu’ils sont capables de gérer plusieurs choses en même temps. Pourtant, nous sommes bien plus efficaces lorsqu’on réalise les tâches les unes après les autres. Plus attentifs sur les sujets, mieux concentrés sur les dossiers, plus de vigilance dans le traitement des demandes.

Vouloir répondre à tous est la meilleure manière de se disperser et de commettre une erreur. Le multitâche, pourquoi pas, mais attention de le faire en restant méthodique et bien organisé.   

4. Apprendre à dire non

Savoir dire « non » à des collègues, à un responsable, à sa direction… Ce n’est pas si simple ! Pourquoi ? Par crainte de décevoir, de déplaire ou de ne pas être à la hauteur.

Pourtant, l’emploi du temps n’est pas infini ! Dire non, c’est aussi se connaitre, s’affirmer, avoir confiance en soi, maitriser son activité et faire des choix. Un « non » légitime peut tout à fait être entendu à partir du moment où il est exprimé calmement. Il s’agit d’expliquer à l’autre les raisons qui vous motivent à dire non pour que le refus soit compris et accepté.

5. Prendre du recul et s’autoriser des temps de relâchement

Au cours d’une journée, il est facile de se laisser dépasser par la charge de travail qui s’accumule. A quel moment lâcher prise ? Comment éviter le surmenage ?

Pour prévenir l’épuisement professionnel, il ne faut pas hésiter à prendre de la distance vis-à-vis de son travail ! Prendre l’air, s’accorder des temps de pause, des temps d’échanges avec les collègues. Les bénéfices n’en seront que multiples : moins de stress, moins d’anxiété, une meilleure organisation, une concentration optimale, plus d’engagement, plus de performance… et surtout, un sentiment de bien-être qui permet de garder du sens dans son travail.

Reste à percevoir les signes au bon moment pour s’autoriser à prendre du recul sans culpabiliser.

Bien gérer son temps et définir ses priorités, c’est prendre soin de soi et améliorer son bien-être au travail.

Des experts peuvent accompagner les salariés dans la mise en place d’actions de formation visant à développer des compétences, tant en matière d’organisation qu’en gestion du temps, pour améliorer l’efficacité et la productivité.

Epuisement professionnel : comment prévenir le burn out ?

Le burn-out, également appelé syndrome d’épuisement professionnel, est un trouble psychique lié à l’activité professionnelle. Cela commence par une charge de travail qui s’intensifie, un stress qui augmente et une fatigue qui s’accroit pour finalement ressentir un profond mal-être au travail. Le burn out peut toucher n’importe qui, quel que soit son secteur d’activité ou son niveau hiérarchique. Alors comment prévenir le burn out ? Quels sont les signes et comment les détecter ? Les psychologues d’Aptima vous donnent les clés pour réduire l’épuisement professionnel et limiter les situations de burn out en entreprise.

Qu’est-ce que le burn out ?

La notion de burn out provient de “to burn-out” qui signifie s’éteindre, se consumer, s’épuiser ou encore s’arrêter en raison d’une demande excessive d’énergie et un manque de ressources.

La Haute Autorité de Santé définit le burn out comme « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

Ce syndrome est le résultat d’un stress chronique dans le cadre du travail qui se développe progressivement dans le temps. Les personnes exposées sont surchargées, surmenées et épuisées à vouloir répondre à toutes les demandes et sollicitations avec un sentiment de ne jamais avoir accompli son travail. Elles travaillent sans relâche pour retrouver une satisfaction professionnelle et une reconnaissance qui les conduit souvent à la perte de sens au travail et à l’épuisement professionnel.

Quels sont les signes du burn out et comment les détecter ?

Toute personne peut être confrontée à des périodes de stress ce qui peut parfois être bénéfique sur le travail et la productivité. En revanche, lorsque ce stress se prolonge, cela peut générer un état d’épuisement physique et moral qui peut conduire au burn out. Il est important de repérer ainsi les premiers signes d’épuisement professionnel afin d’en limiter les conséquences.

Ces signes peuvent se manifester de manière très différente d’une personne à l’autre. Les symptômes peuvent être physiques, émotionnels, comportementaux ou encore motivationnels et varier selon la personnalité de chacun (perfectionniste, avec une ambition professionnelle importante ou un manque de confiance en soi, etc).

Des symptômes physiques : 

  • Une fatigue permanente,  
  • Des maux de dos ou de ventre,
  • Des insomnies, 
  • Des migraines, des vertiges,
  • Des problèmes de peau
  • Une perte d’appétit… etc.  

Des symptômes psychiques :

  • Des troubles de l’humeur : anxiété, irritabilité, agressivité  
  • Un manque d’enthousiasme au travail,   
  • De l’isolement, 
  • Des difficultés de concentration, des pertes de mémoire,
  • Un sentiment d’être dépassé/débordé par les demandes, 
  • De la démotivation
  • De la frustration
  • Un sentiment d’échec.

Des troubles du comportement alimentaire peuvent parfois apparaitre, voire des conduites addictives (tabac, alcool, drogue, médicament).

Lorsque l’épuisement persiste et lorsque la personne n’a plus de ressources ou n’arrive plus à faire face, cela peut aussi déclencher une dépression qui va alors aggraver la situation de burn-out. Nos conseils pour prévenir le burn out.

Quelles sont les mesures de prévention ?  

La lutte contre le burn-out en entreprise nécessite de travailler en amont sur l’organisation du travail et des contraintes qu’elle peut générer en termes de surcharge pour les salariés. En effet, il est important de mettre en place des actions de prévention pour limiter la survenue de l’épuisement professionnel.

Voici donc quelques mesures de prévention collective proposées par l’INRS, Organisme généraliste en santé et sécurité au travail (2018) :

  • Veiller à ne pas charger certains postes ou salariés et ajuster la charge de travail selon les ressources disponibles
  • Eviter l’isolement et préconiser le soutien entre collègues/équipes 
    • « Mise en place de groupes d’échanges sur les pratiques professionnelles »,
    • « Renforcement du travail en équipe »
    • ” Donner aux employés la possibilité d’être entendus”
  • Savoir reconnaitre le travail accompli et le dire
  • Vigilance sur l’équité de traitement entre les salariés
  • Encourager le partage de bonnes pratiques et les manières de faire pour atteindre les objectifs afin d’éviter les conflits sur la qualité du travail

5 conseils à retenir pour favoriser le bien-être au travail

Selon une étude réalisée par Opinion way pour Empreinte humaine en mars 2022, 34 % des salariés français seraient en burn-out dont 2.5 millions en état de burn-out sévère (soit 13%). Voici alors quelques conseils clés à mettre en œuvre pour soi afin de se libérer de cette spirale d’épuisement professionnel néfaste pour la santé. A chacun d’y être attentif et d’adopter le bon comportement pour prévenir le burn out.

Conseil n°1 : se fixer des limites avec des horaires de travail raisonnables et une déconnexion totale hors des temps de travail (laisser son téléphone professionnel au bureau le weekend par exemple).
Conseil n°2 : favoriser un bon équilibre vie pro et vie perso
Conseil n°3 : prendre suffisamment de recul sur son travail. Autoriser et accepter que tout ne peut être parfait !
Conseil n°4 : demander de l’aide auprès d’une tiers personne (médecin du travail, psychologue).
Conseil n°5 : prendre du temps pour soi, s’éloigner quelques temps pour se reposer et prendre du recul sur sa vie professionnelle.

Vous avez besoin de conseils ou d’un accompagnement de la part des psychologues d’Aptima RH ?

Les exosquelettes : opportunités et idées reçues

Un exosquelette est un dispositif articulé de soutien à l’effort qui permet d’assister les mouvements de l’homme dans son activité pour préserver sa santé et améliorer ses conditions de travail. L’usage des exosquelettes suscite de nombreuses questions relatives à la santé et la sécurité des utilisateurs, liées à un manque de connaissances sur le sujet.

Retrouvez dans cet article ce qu’il faut savoir sur les exosquelettes, ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont pas, ainsi que les conseils de Jean Leblond, conseiller en matériel ergonomique et aménagement de poste chez Ergosanté, créateurs de solutions ergonomiques et fabricant d’exosquelettes en France.

L’exosquelette, concrètement, c’est quoi ?

Un exosquelette est un dispositif d’assistance physique porté dans le but de réduire les efforts excessifs et d’améliorer ou de renforcer la posture de l’Homme afin de préserver sa santé.

L’exosquelette permet, selon les contraintes du poste et l’environnement de travail, de :

  • limiter l’impact des postures contraignants,
  • réduire la charge biomécanique sur les articulations, les muscles et les tissus mous de l’utilisateur,
  • limiter les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS),
  • diminuer la fatigue et la charge mentale de l’utilisateur,
  • réduite le stress musculaire dans les régions du corps les plus fréquemment touchées.  

A long terme, l’impact d’un tel équipement permet de préserver la santé physique et mentale des personnes. Cela favorise ainsi une meilleure qualité de vie au travail.

Exosquelettes passifs ou actifs : quelle différence ?

Il existe différentes typologies d’exosquelettes qui répondent à une demande spécifique en amont.

Les exosquelettes dits « passifs » ou non-motorisés. Ce sont les plus fréquents. Ils sont utilisés pour préserver l’utilisateur et le soulager au niveau des lombaires, des cervicales et des épaules. Ils sont entièrement biomécaniques, plus flexibles, moins encombrants, moins lourds et moins onéreux.

Les exosquelettes dits « actifs » ou motorisés. Ils permettent d’aider à soulever des objets lourds tout en réduisant le risque de blessures musculosquelettiques. Ils nécessitent une batterie et sont donc plus lourds à porter pour l’usager.

Chez Ergosanté, 4 gammes d’exosquelettes sont proposées :

  • 2 pour les membres inférieurs : le HAPO qui soulage les douleurs lombaires et qui peut se porter toute la journée (ex pour l’ostréiculteur). Le HAPO SD qui facilite la relève lorsqu’on réalise une flexion (ex pour le carreleur).
  • 2 pour les membres supérieurs : le HAPO Front dédié aux activités répétitives à hauteur du cœur. Il soulage les douleurs au niveau du coude et des épaules (ex pour l’agriculteur en salle de traite). Le HAPO UP dédié aux activités avec les bras au-dessus de la tête (ex le mécanicien sous châssis). Il soulage les douleurs au niveau des bras et des épaules.

Ce que les exosquelettes ne sont pas …

  • Un dispositif qui permet de décupler la force d’une personne > Il permet de limiter l’effort physique et non d’augmenter la force. 
  • Un remède miracle qui élimine les risques au travail > Il permet d’améliorer la sécurité des travailleurs et la santé, à condition de l’utiliser sur un poste adapté à sa fonctionnalité.
  • Un appareil adapté à tous les postes physiques > Il est important de savoir à quelle tâche spécifique il répond et quels sont les besoins d’assistance physique de l’opérateur. 
  • La seule solution pour répondre à tous les problèmes de Troubles Musculo squelettiques (TMS).
  • Un dispositif facile et rapide à mettre en place > Il y a plusieurs étapes, il est indispensable d’englober l’exosquelette dans une analyse des risques du poste de travail.

Les points de vigilance

Certes, les exosquelettes permettent de réduire les efforts excessifs dans certaines tâches. Cependant, ils ne sont pas LA solution systématique pour prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS). Plusieurs facteurs sont à prendre en compte : le poste de travail, les tâches réalisées et leur fréquence, l’analyse des déterminants de l’activité de travail et l’environnement de travail. Toute entreprise doit procéder à une étude du poste avec un professionnel. Ensuite, elle doit réaliser une analyse approfondie de la situation réelle de travail afin de définir précisément les besoins. Dans certaines situations, une fois les tests réalisés, un aménagement de poste peut suffire.  

De même, on pense parfois que les exosquelettes vont augmenter la productivité d’un salarié. Mais l’objectif reste bien de le soulager et lui permettre de moins se fatiguer au cours de la journée. Autre vigilance, le temps d’adaptation peut être long. Il faut donc s’armer de patience pour avoir un avis objectif et claire. « Il faut compter deux semaines d’appropriation » précise Jean d’Ergosanté. Sans oublier que l’exosquelette peut aussi générer des courbatures au départ car on sollicite de nouveaux muscles et des nouvelles postures.

Le temps de formation est alors essentiel pour optimiser l’utilisation d’un tel dispositif. Toute entreprise qui s’engagerait dans la mise en place d’un exosquelette sans accompagnement et sans observation du poste en amont, risquerait de décaler le problème en provoquant d’autres douleurs à la personne, car non approprié au poste en question.

Il reste encore des actions à mener en termes de sensibilisation et de prévention mais les exosquelettes représentent pour certains métiers, une solution adéquate pour améliorer les situations de travail. A condition de prendre en compte tous les impacts sur la santé des travailleurs et de se faire accompagner tout au long de la mise en place par des professionnels.

Chez Ergosanté, les conseillers, ergonomes de formation, se déplacent pour observer les postes et travaillent en étroite collaboration avec les partenaires de santé et les Cap emploi pour la mise en place de solutions.

DELPHINE MASSÉ

QVCT : 5 facteurs de motivation au travail

La motivation au travail est liée à l’engagement d’un individu envers son entreprise. C’est ce qui le stimule et le pousse à donner le meilleur de lui-même dans la réalisation de ses tâches. Elle est aussi source de performance et de réussite au sein de l’entreprise. Il est donc important pour les employeurs et les managers de développer la motivation au travail de leurs collaborateurs. Comment développer et maintenir l’engagement des salariés ? Comment identifier les facteurs de démotivation ? Quelles sont les clés pour booster la motivation au travail de vos salariés ? Aptima RH vous informe sur le sujet.

Créer un environnement de bien-être au travail

La motivation au travail est une notion assez subjective puisqu’elle est propre à chaque individu. En effet, elle relève de différents facteurs à la fois personnels, économiques, sociaux et environnementaux. Ainsi, pour des conditions de travail identiques, la perception sera peut-être différente d’un salarié à un autre.

Malgré tout, on constate qu’aujourd’hui, au-delà du salaire, la motivation au travail est souvent en lien avec la culture d’entreprise, son authenticité et surtout, avec le bien-être au travail devenu essentiel pour les collaborateurs. Cette notion de bien-être au travail fait référence à un sentiment de satisfaction et de qualité de vie au travail. Les salariés ont alors davantage de motivation à s’investir pleinement dans leurs missions à partir du moment où la charge de travail est acceptable et qu’ils se sentent utiles et épanouis à leur poste et au sein de l’entreprise.

Plus qu’un simple concept, l’article L4121-1 du Code du travail évoque aussi cette notion de bien-être au travail, en mettant l’accent sur le rôle de « l’employeur qui a pour obligation légale de prendre les mesures nécessaires pour protéger la sécurité de la santé mentale et physique de ses salariés ».

Besoin d’outils pour gérer les risques de stress au travail et favoriser la qualité de vie au travail ?

Favoriser le développement des compétences

La performance d’une entreprise ne peut être dissociée de la montée en compétences des salariés. Souhaitent-ils évoluer au sein de l’entreprise ? Rencontrent-ils des difficultés dans leur poste ? Sont-ils armés pour atteindre les objectifs ?

Il s’agit donc d’être à l’écoute des attentes de chacun lors des entretiens annuels d’évaluation ou les entretiens professionnels. C’est souvent lors de ces temps d’échange, que l’on peut détecter les besoins et le ressenti général des collaborateurs sur leur travail et leur environnement au quotidien.

Permettre à ses collaborateurs d’acquérir de nouvelles compétences, c’est développer leur employabilité et leur montrer que l’on a confiance eux et en leur réussite. C’est aussi renforcer leur engagement et valoriser leur participation active à la réussite collective de l’entreprise.

Le bilan de carrière est un outil clé pour aider les salariés à trouver un équilibre en adéquation avec leur projet et les objectifs de l’entreprise.

Détecter les signes de démotivation

Il arrive que les managers soient dépourvus lorsqu’un ou plusieurs collaborateurs ne sont plus motivés. Il peut leur être difficile de gérer la situation et de maintenir ainsi les objectifs de performance. Difficile de renforcer l’implication des salariés lorsqu’ils ne sont plus motivés.

Il est alors important de pouvoir détecter les signes de démotivation au travail en amont. Baisse de productivité, difficulté de concentration, négligence professionnelle, saute d’humeur, isolement, augmentation de l’absentéisme, dégradation du climat social, de l’ambiance de travail, …

Il y a des signes qui ne trompent pas et la perte de motivation peut avoir de lourdes conséquences pour le salarié comme pour les collaborateurs et l’entreprise.

Quels sont les leviers possibles pour développer la motivation au travail ?

  • La formation des salariés pour les aider à identifier leurs forces et leurs faiblesses et augmenter leur engagement.
  • La formation des managers pour favoriser l’engagement de leurs collaborateurs et accroître la réussite au sein de l’équipe.

Montrer sa reconnaissance au travail

Booster la motivation des salariés, c’est donner l’envie à chacun de s’investir dans son travail. Des collaborateurs motivés et attachés à l’esprit de l’entreprise seront plus performants, plus innovants et bien souvent, plus résistants au stress.

Quelles sont les attentes pour être impliqué à 100 % ?  Des objectifs clairs et atteignables, une reconnaissance au travail, de la transparence dans la communication, des conditions de travail favorisant le bien-être au travail.

La reconnaissance au travail est primordiale pour le développement de l’estime de soi. Elle passe par l’écoute, par la valorisation du travail et mais aussi par la considération de l’implication fournie par un collaborateur dans la réalisation de ses tâches. Cette reconnaissance est non seulement valorisante mais aussi très stimulante pour donner du sens et développer la motivation des salariés au travail. Bien évidemment, la source de motivation n’est pas forcément la même pour tous. D’où l’importance d’être attentif aux signes précurseurs de démotivation.

Développer le sentiment d’appartenance, la confiance et l’esprit d’équipe

Le management est l’un des facteurs clés de la motivation au travail. En effet, le manager est le garant du bien-être et de la cohésion des équipes. Il doit être attentif et à l’écoute et prendre en considération l’avis et le ressenti des salariés car cela a un impact sur l’ambiance de travail. En d’autres termes, avoir du leadership. Cette relation entre manager et collaborateur doit être transparente et saine pour qu’une confiance mutuelle s’installe.

Le sentiment d’appartenance à une équipe, à une entreprise garantit la motivation. A partir du moment où l’on partage des projets, des visions, des valeurs communes mais aussi des temps de convivialité… cela renforce non seulement l’engagement des collaborateurs mais également la fidélisation des salariés.

La motivation et l’engagement des collaborateurs sont un enjeu majeur pour toute entreprise car en plus d’être un indicateur de qualité de vie au travail, ils ont un impact direct sur la productivité et la rentabilité de celle-ci. Pour développer l’engagement collaborateur, il est alors important de le mesurer avant de mettre en place les actions nécessaires pour résoudre les problèmes identifiés. 

DELPHINE MASSÉ

Equilibre vie pro-vie perso : le droit à la déconnexion
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Avec le développement des nouvelles technologies de communication et le télétravail, la frontière entre vie personnelle et professionnelle est parfois mince. Le maintien d’un bon équilibre entre les deux est essentiel pour le bien-être des salariés et la performance des entreprises. Il est donc dans l’intérêt de tous de savoir déconnecter en dehors des temps de travail. Qu’est ce que le droit à la déconnexion et quels en sont les enjeux ?

Le droit à la déconnexion : de quoi s’agit-il ?

Le droit à la déconnexion est une disposition légale qui vise le respect de la séparation de la vie privée et professionnelle, la considération des temps de repos et congés et la protection de la santé des salariés. Il est apparu dans le Code du travail en 2016 avec la loi El Khomri (loi travail du 8 août 2016), dans le cadre de la négociation obligatoire sur la qualité de vie au travail (QVT).

Il s’entend comme un droit, pour tout salarié, de ne pas se connecter à ses outils numériques professionnels (ordinateur, logiciel, intranet) et de ne pas être contacté en dehors de son temps de travail par quelconque forme de communications numériques (courriel, chat, messagerie, téléphone, réseaux sociaux, etc).

Quel est le rôle de l’employeur ?

Si le Code du travail ne définit pas les modalités d’exercice du droit à la déconnexion, il revient malgré tout à l’entreprise de définir les règles par le biais d’un accord employeur-salariés dans le cadre de la négociation collective sur la qualité de vie au travail. Les entreprises de plus de 50 salariés doivent alors s’engager chaque année sur une entente du droit à la déconnexion pour encadrer les pratiques professionnelles.  

A défaut d’accord, l’entreprise de moins de 50 salariés doit mettre en place une chartre spécifique selon l’avis du comité social et économique. Cette chartre de déconnexion montre ainsi la volonté de l’employeur à respecter l’équilibre vie privée et vie professionnelle de ses collaborateurs. Il a donc son rôle à jouer dans la mise en place de mesures appropriées pour garantir la déconnexion de ses salariés.

Ces mesures se matérialisent par des engagements qui répondent à la politique de l’entreprise telles que :

  • la sensibilisation des salariés sur les risques de l’hyperconnectivité,
  • la dispense de répondre aux mails en dehors des horaires de travail,
  • l’activation de la messagerie automatique en cas d’absence,
  • la mise en place d’horaires fixes pour le télétravail.

Certains employeurs n’hésitent pas à couper les serveurs pour s’assurer de la déconnexion de leur salariés.

Quels sont les enjeux du droit à la déconnexion ?

Outre les obligations légales, les enjeux du droit à la déconnexion sont multiples :

  • Prévenir les risques d’hyperconnexion

Le télétravail fait désormais partie intégrante du monde professionnel. Cependant, l’hyperconnexion et la surcharge d’informations via les différents outils de communication peuvent représenter un danger pour la santé physique et mentale des salariés. Certains sont dans l’incapacité de se déconnecter véritablement du travail. D’où l’importance d’intégrer le droit à la déconnexion dans la culture d’entreprise.

  • Préserver la santé mentale des salariés

En lien avec l’hyperconnexion, le cerveau reçoit parfois plus d’informations qu’il n’est capable d’en assimiler. A long terme, cela peut générer des difficultés de concentration, une fatigue cognitive et une baisse d’efficacité, allant jusqu’à l’épuisement professionnel, autrement dit le burn out. Stress, anxiété, manque de sommeil, épuisement émotionnel, etc. Ces dernières années, les risques psychosociaux ont connu une croissance accrue dans les entreprises. Il est donc important de rester vigilant aux signes précoces du burn out et de préserver la santé mentale des collaborateurs.

  • Préserver la sphère privée des collaborateurs

Etre à l’écoute, favoriser le bien-être des employés et améliorer la qualité de vie au travail sont des enjeux forts de la déconnexion au travail. Concilier vie professionnelle et vie personnelle, c’est trouver le bon équilibre entre l’un et l’autre pour s’épanouir au travail sans en subir les contraintes et rentrer dans la spirale de la charge mentale et du stress au travail.

  • Favoriser la communication direct et les échanges en face à face

Le contact direct ou téléphonique est le meilleur moyen d’échanger avec ses collègues ou ses collaborateurs. En effet, même si le mail reste un outil de communication incontournable, il peut aussi être anxiogène surtout s’il est associé à d’autres outils de communication instantanés. Se retrouver au bureau permet ainsi de favoriser le lien social avec les collègues, de séparer sa vie de famille et sa vie professionnelle et surtout, de déconnecter pour reprendre le chemin de la maison une fois la journée terminée.

Aujourd’hui, il est donc essentiel de prendre en compte la santé physique et mentale des salariés pour favoriser la performance de l’entreprise. On parle de (Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT). Aptima RH accompagne les entreprises dans la prévention des TMS et RPS et dans la mise en place d’actions pour prévenir l’épuisement au travail et préserver la santé psychique et le moral des salariés.

DELPHINE MASSÉ

Bien choisir sa voie grâce à la psychologie de l’orientation
Les jeunes comme les parents peuvent avoir recours à un professionnel pour les aider dans leur orientation © Unsplash_Kenny Eliason

Choisir la bonne orientation professionnelle peut parfois être énigmatique. Que l’on soit jeune ou en transition professionnelle, il s’agit de faire le bon choix en termes d’études ou de formation, en vue de valider un projet d’orientation réaliste. Donner une nouvelle direction à sa vie ou trouver le métier idéal implique de bien se connaitre et surtout de se poser les bonnes questions. S’appuyer sur la psychologie de l’orientation aide à donner du sens à son projet. Voici nos conseils pour vous aider à trouver votre voie.

Qu’est-ce que la psychologie de l’orientation ?  

Qui que l’on soit, il est parfois compliqué de se projeter dans l’avenir. On ne sait pas toujours ce que l’on veut, quelle voie choisir, car on n’a pas toujours connaissance de ses capacités, ses potentialités et ses aspirations.

L’approche psychologique de l’orientation professionnelle permet ainsi de réfléchir sur soi-même. Elle permet de prendre conscience de ses capacités et intérêts personnels afin de donner une direction à sa vie professionnelle.

Quel est le rôle du conseiller en psychologie de l’orientation ?

Il est là pour écouter, conseiller, guider et motiver afin d’aider la personne dans ses choix d’études ou de carrière. L’objectif étant de faire le point sur ses savoirs et compétences et de créer une passerelle avec des pistes professionnelles possibles.

Il s’agit de mieux comprendre la personne, ses choix, en identifiant ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas. Qui elle est, comment conçoit elle la réussite, quels métiers s’offrent à elle et les actions qu’elle est prête à mettre en place pour que son projet aboutisse.  

Quels sont les outils d’aide à l’orientation pour les jeunes ?

Le bilan d’orientation pour les jeunes de 16 à 30 ans a pour objectif d’éclairer leurs choix d’orientation professionnelle et de les aider à définir un projet réaliste et réalisable, en lien avec le secteur de l’emploi qui leur correspond.

Le psychologue en orientation utilise alors un panel d’outils qui vont lui permettre de proposer des stratégies visant à l’élaboration et la validation du projet d’orientation. Il est essentiel de faire émerger ses compétences :  le savoir « ses connaissances théoriques », le savoir être « sa personnalité et ses valeurs » et le savoir-faire de la personne « ses aptitudes ». Il faut aussi l’aider à mieux se connaitre en passant des tests psychométriques de personnalité, d’intérêts, d’aptitudes ou de valeurs.

Pour valider leur projet, les jeunes sont amenés à :

  • Réaliser des enquêtes professionnelles
  • Participer à des salons de l’orientation
  • Effectuer des stages
  • Aller aux portes ouvertes des écoles ou des centres de formation…

A l’issue, le professionnel pourra alors réaliser un bilan et coconstruire avec le jeune des stratégies et des actions à mener pour valider l’orientation.  

Pourquoi former les professionnels de l’orientation ?

L’orientation professionnelle est un sujet en constante évolution puisqu’il faut sans cesse s’adapter au marché de l’emploi et de la formation mais aussi savoir adapter son accompagnement aux spécificités de chaque public. Pour les professionnels de l’orientation et de l’insertion, il est parfois difficile de définir avec efficacité le bon choix d’orientation en fonction de la personne et de ses aspirations.

L’ADVP, Activation du Développement Vocationnel et Personnel, est une démarche pédagogique d’orientation professionnelle et personnelle qui place l’individu au centre de son expérience et de son orientation. Elle permet à chacun de définir un projet professionnel et part du principe que toute personne est en capacité d’agir sur son avenir professionnel.

Pour les professionnels de l’accompagnement et de l’orientation, se former à l’ADVP permet ainsi de s’outiller à une méthodologie d’orientation éducative afin de pouvoir structurer l’accompagnement des publics, qu’ils soient jeunes ou en transition professionnelle.

DELPHINE MASSÉ

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