
Directrice d’Aptima RH depuis 5 ans, Séverine Chartrain accompagne ses équipes au quotidien. Forte d’une expérience dans les RH et le handicap depuis 23 ans, elle s’investit pleinement pour servir l’inclusivité en entreprise par un engagement profondément optimiste et partenarial.
Séverine Chartrain, quel est ton parcours professionnel ?
Diplômée en communication d’entreprise et en management des organisations sociales, j’ai intégré le MEDEF Manche en 2000 pour un poste de chargée des relations entreprises et développement. A ce moment-là, j’avais déjà une appétence particulière pour la culture d’entreprise et le conseil. J’ai alors approfondi mon expertise en tant que chargée de maintien dans l’emploi pour le Medef puis pour Aptima RH. Je voulais être sur le terrain et pouvoir accompagner les bénéficiaires comme les entreprises pour le maintien dans l’emploi de salariés fragilisés.
Quand es-tu devenue directrice de l’association ?
Grâce au développement de l’activité, j’ai rapidement obtenu un soutien financier pour créer une équipe, aujourd’hui constituée de 7 personnes. En 2010, j’ai proposé le lancement d’un service en ergonomie puis en psychologie du travail. J’imaginais déjà la création d’un organisme de formation à ce moment-là. Ce qui a donné naissance aujourd’hui à Aptima Carrière et formation et Aptima Conseils RH.
En 2017, je suis devenue directrice adjointe et l’année suivante, directrice générale de l’association Aptima RH.
Comment expliquerais tu ta fonction au sein d’Aptima RH ?
Au sein d’Aptima RH, j’accompagne les équipes dans leur quotidien. Je représente également l’association auprès des partenaires, des financeurs, des institutionnels et des clients. Je pilote les activités des services « Insertion, Maintien et les organismes de conseils et de formation » en étant soutenue par une équipe d’encadrants de proximité. Pour conclure, je veille également à la qualité et l’amélioration continue du service rendu ainsi qu’au développement de l’association.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ta fonction ?
Sans hésitation ! La mise en oeuvre de projets innovants, le contact humain (la rencontre) et la sensation d’œuvrer chaque jour pour servir une belle cause.
Quel est le meilleur moment vécu au sein de l’association ?
Le lancement d’Aptima RH car ce projet reflète davantage l’évolution de notre activité au service des entreprises. Aujourd’hui, le développement de notre association vers un champs plus vaste que celui du handicap, montre bien l’étendue de nos services et l’avancée vers une approche plus inclusive. C’est très enthousiasmant !
Pourquoi ce choix de changement de nom ?
Fort de notre expertise en matière de recrutement, de diversité, de sécurisation des parcours, de prévention et de reconversion professionnelle nous avions de plus en plus de sollicitations en dehors du champ du handicap. Aussi, il était essentiel que notre nom et notre environnement iconographique reflètent notre action et notre personnalité profondément optimiste.
Quel conseil donnerais tu à quelqu’un qui veut vous rejoindre ?
Ce que je conseille à tous les collaborateurs est avant tout de prendre du plaisir dans son activité professionnelle. C’est en faisant ce que l’on aime que l’on est le meilleur et qu’on s’épanoui en rendant le meilleur service à l’autre. En effet, on ne travaille pas auprès de l’humain par hasard.
Nous attendons des équipes qu’elles innovent, qu’elles s’adaptent à notre environnement si mouvant mais si stimulant. Chez Aptima RH nous sommes dans la recherche de démarches sur mesure, mais aussi de travail en partenariat pour plus de performance
Séverine, quels sont les 3 mots qui te correspondent le plus ?
Dynamique, communicante, sens du challenge
DELPHINE MASSÉ
David, moniteur d’atelier ESAT « J’ai retrouvé un métier de passion »
« J’ai perdu un métier de passion pour en retrouver un autre »
Racontez-nous votre parcours professionnel ?
J’étais élagueur paysagiste depuis 6 ans avant mon accident. C’était pour moi un vrai métier de passion. Je travaillais au grand air, au contact de la nature et au cœur des espaces verts. En 2003, j’ai malheureusement fait une mauvaise chute et me suis retrouvé contraint de tout stopper à cause de ma santé. Seul face à mes douleurs, j’ai alors entamé une longue rééducation. Comme je n’acceptais pas l’idée de ne plus exercer ce métier, j’ai finalement tenté de reprendre mon poste en mi-temps thérapeutique. Malgré tout, mon corps avait gardé de lourdes séquelles de la chute et après une année et de nombreux arrêts, j’ai été déclaré inapte à mon poste.
Comment avez-vous vécu la situation ?
Ce n’est pas facile d’abandonner un métier de passion et de prendre conscience que l’on va devoir tout reconstruire. « L’après » fais peur, on se retrouve face à l’incertitude. J’ai donc très mal vécu ma sortie de l’entreprise. Je me suis d’abord inscrit comme demandeur d’emploi et mon conseiller m’a tout de suite mis en relation avec le Cap emploi afin de réfléchir à une reconversion et travailler un nouveau projet professionnel. J’ai alors choisi de m’orienter vers le métier d’agent logistique de quai malgré mes restrictions de santé. J’ai commencé en tant que magasinier cariste et j’ai évolué vers un poste de responsable de quai. Une aventure qui a duré 4 ans mais j’ai finalement été rattrapé par les contraintes physiques du poste.
A ce moment-là, je n’avais toujours pas fait le deuil de mon ancien métier. J’ai donc tenté à nouveau d’exercer comme paysagiste grâce aux chèques emplois services. Nouvelle déception ! Les douleurs ont pris le dessus et j’ai dû me résoudre à renoncer définitivement à ce métier.
A quel moment avez-vous envisagé votre reconversion ?
Je suis quelqu’un d’actif, dynamique et il était essentiel pour moi de me sentir utile. Le Cap emploi m’a alors inscrit à une formation proposée par un partenaire. L’objectif : envisager cette fois-ci un nouveau départ et une reconversion en adéquation avec mes capacités physiques.
J’ai effectué plusieurs tests et à chaque fois les résultats me ramenaient vers la formation et les métiers du social. Je me suis donc lancé et j’ai décidé de me positionner sur un poste de moniteur d’atelier en ESAT (Etablissements ou Services d’Aide par le Travail). Le directeur m’a d’abord proposé une période d’immersion pendant un mois (PMSMP), puis plusieurs remplacements pendant 2 ans. L’ESAT est un environnement dans lequel je me suis tout de suite senti à l’aise. J’ai donc décidé de finaliser mon projet en 2019 en passant le titre de moniteur d’atelier.
Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je me sens complétement épanoui dans ce métier qui a du sens pour moi. Chaque jour, je prends des leçons sur la vie et je me sens à ma place auprès des travailleurs de l’ESAT. J’ai connu des périodes de doute, de colère, de déni mais finalement, j’ai perdu un métier de passion pour en retrouver un autre. J’ai toujours mes douleurs au dos mais j’ai appris à les compenser. Malgré mon parcours un peu chaotique, j’ai su recoller les morceaux et le puzzle est loin d’être terminé.
Je marche 10 km par jour, je suis membre du jury de l’IRTS (centre de formation), j’encadre le détachement des travailleurs ESAT en entreprise et je me réjouis chaque jour d’aller travailler dans un environnement où je me sens à ma place.
DELPHINE MASSÉ
QVCT : les échauffements au travail, vous y avez déjà pensé ?
La qualité de vie et des conditions de travail se définit comme « les actions qui permettent de concilier l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale de l’entreprise » selon l’Anact. Equilibre vie professionnelle & vie privée, relations entre collègues et managers, organisation du travail, prévention et inclusion… Parmi les grandes thématiques qui composent la QVCT, la santé physique et mentale des collaborateurs est aujourd’hui au cœur de toute démarche de qualité de vie au travail. Les entreprises accordent aujourd’hui une place importante à la QVCT. Entretien avec Elsa Le Cacheur, responsable RH du Groupe SEB qui répond à nos questions autour de la QVCT et de son importance au sein du groupe.
Pouvez-vous nous présenter de manière succincte le groupe SEB ?
Le Groupe SEB est un groupe français et familial, leader mondial du petit électroménager. Nous sommes aujourd’hui 34 000 collaborateurs répartis sur plus de 40 sites industriels à travers le monde. Le Groupe possède aujourd’hui plus de 30 marques sur les marchés grands publics, premiums et professionnels. Ces évolutions permettent aujourd’hui à nos collaborateurs de grandir dans un contexte multiculturel, riche de rencontres et de partage. Le site de Saint-Lô est aujourd’hui le centre d’excellence électronique du Groupe, où sont développées et produites les cartes électroniques complexes à destination de nos usines européennes.
Quelle place accordez-vous à la QVCT ?
Le Groupe SEB attache une grande importance à la qualité de vie et aux conditions de travail de ses collaborateurs. Preuve étant qu’un accord national « QVCT » a été renouvelé l’année dernière pour trois ans. Ce dernier vise à promouvoir des bonnes pratiques locales, les démultiplier et les enrichir, afin que nos collaborateurs puissent être acteurs de leur cadre de vie. De même, des thèmes tels que l’aménagement des postes, le temps de convivialité ou bien l’adaptation du temps de travail en fin de carrière sont clairement encadrés.
Avez-vous des exemples d’actions impactantes mises en place au sein du Groupe SEB ?
Chaque année et dans le cadre de la semaine pour la qualité de vie et des conditions de travail, l’ensemble de nos sites français proposent des activités autour de la QVCT a ses collaborateurs. Sur St-Lô, à titre d’exemple, nous avions fait intervenir une sophrologue et sensibilisé nos collaborateurs à la nécessité des échauffements lors de la prise de poste. Par ailleurs nous proposons également à nos collaborateurs des temps d’échange type « petit déjeuner » où la Direction répond directement à leurs questions. D’autres initiatives sont en place et nous sommes toujours à la recherche d’actions pouvant répondre aux attentes de nos équipes.
Pouvez-vous nous en dire plus sur les échauffements que vous proposez à vos collaborateurs avec Aptima RH ?
Nous avons fait le constat que les douleurs au poste de nos collaborateurs et les éventuels accidents enregistrés sur le site émanaient souvent d’un manque d’échauffement et d’étirement avant et pendant la prise de poste. J’ai donc sollicité Aptima RH pour nous accompagner dans une première étape de sensibilisation à travers des échauffements au travail. L’objectif de cet atelier étant de déployer un éveil musculaire afin de réduire les risques de blessures, de claquages, de faux mouvements ou encore d’erreurs d’inattention. Une action qui, je l’espère, pourra démontrer l’intérêt des gestes préventifs et se généraliser au fil des mois.

DELPHINE MASSÉ
Bien choisir sa voie grâce à la psychologie de l’orientation
Choisir la bonne orientation professionnelle peut parfois être énigmatique. Que l’on soit jeune ou en transition professionnelle, il s’agit de faire le bon choix en termes d’études ou de formation, en vue de valider un projet d’orientation réaliste. Donner une nouvelle direction à sa vie ou trouver le métier idéal implique de bien se connaitre et surtout de se poser les bonnes questions. S’appuyer sur la psychologie de l’orientation aide à donner du sens à son projet. Voici nos conseils pour vous aider à trouver votre voie.
Qu’est-ce que la psychologie de l’orientation ?
Qui que l’on soit, il est parfois compliqué de se projeter dans l’avenir. On ne sait pas toujours ce que l’on veut, quelle voie choisir, car on n’a pas toujours connaissance de ses capacités, ses potentialités et ses aspirations.
L’approche psychologique de l’orientation professionnelle permet ainsi de réfléchir sur soi-même. Elle permet de prendre conscience de ses capacités et intérêts personnels afin de donner une direction à sa vie professionnelle.
Quel est le rôle du conseiller en psychologie de l’orientation ?
Il est là pour écouter, conseiller, guider et motiver afin d’aider la personne dans ses choix d’études ou de carrière. L’objectif étant de faire le point sur ses savoirs et compétences et de créer une passerelle avec des pistes professionnelles possibles.
Il s’agit de mieux comprendre la personne, ses choix, en identifiant ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas. Qui elle est, comment conçoit elle la réussite, quels métiers s’offrent à elle et les actions qu’elle est prête à mettre en place pour que son projet aboutisse.
Quels sont les outils d’aide à l’orientation pour les jeunes ?
Le bilan d’orientation pour les jeunes de 16 à 30 ans a pour objectif d’éclairer leurs choix d’orientation professionnelle et de les aider à définir un projet réaliste et réalisable, en lien avec le secteur de l’emploi qui leur correspond.
Le psychologue en orientation utilise alors un panel d’outils qui vont lui permettre de proposer des stratégies visant à l’élaboration et la validation du projet d’orientation. Il est essentiel de faire émerger ses compétences : le savoir « ses connaissances théoriques », le savoir être « sa personnalité et ses valeurs » et le savoir-faire de la personne « ses aptitudes ». Il faut aussi l’aider à mieux se connaitre en passant des tests psychométriques de personnalité, d’intérêts, d’aptitudes ou de valeurs.
Pour valider leur projet, les jeunes sont amenés à :
- Réaliser des enquêtes professionnelles
- Participer à des salons de l’orientation
- Effectuer des stages
- Aller aux portes ouvertes des écoles ou des centres de formation…
A l’issue, le professionnel pourra alors réaliser un bilan et coconstruire avec le jeune des stratégies et des actions à mener pour valider l’orientation.
Pourquoi former les professionnels de l’orientation ?
L’orientation professionnelle est un sujet en constante évolution puisqu’il faut sans cesse s’adapter au marché de l’emploi et de la formation mais aussi savoir adapter son accompagnement aux spécificités de chaque public. Pour les professionnels de l’orientation et de l’insertion, il est parfois difficile de définir avec efficacité le bon choix d’orientation en fonction de la personne et de ses aspirations.
L’ADVP, Activation du Développement Vocationnel et Personnel, est une démarche pédagogique d’orientation professionnelle et personnelle qui place l’individu au centre de son expérience et de son orientation. Elle permet à chacun de définir un projet professionnel et part du principe que toute personne est en capacité d’agir sur son avenir professionnel.
Pour les professionnels de l’accompagnement et de l’orientation, se former à l’ADVP permet ainsi de s’outiller à une méthodologie d’orientation éducative afin de pouvoir structurer l’accompagnement des publics, qu’ils soient jeunes ou en transition professionnelle.
DELPHINE MASSÉ
Franck, tourneur-fraiseur, « j’ai réussi ma reconversion, malgré mon handicap »
« j’ai réussi ma reconversion, malgré mon handicap »
Découvrez le portrait de Franck Caillot, tourneur fraiseur dans une entreprise de la Manche. Franck a choisi la voie de la reconversion après un accident du travail. Il nous raconte son parcours, son envie d’aller de l’avant et sa réussite grâce au soutien de son entourage et à l’accompagnement d’Aptima RH.
Racontez-nous votre parcours professionnel
J’ai commencé à travailler très jeune. J’ai débuté comme serveur en tant qu’apprenti, métier que j’ai exercé pendant 16 années. J’ai ensuite intégré le milieu industriel pendant 10 ans avant de rejoindre en 2003, une entreprise de décoration d’intérieur d’art en granit et marbre. J’aimais beaucoup mon métier même si l’environnement de travail comportait parfois des contraintes physiques. Mais sur le long terme, ces contraintes ont finalement eu un fort impact sur ma santé.
Quelles difficultés avez-vous rencontré sur votre poste de travail ?
Victime d’un accident de travail, j’ai dû faire face à d’importantes douleurs dorsales. Une souffrance qui a engendré de nombreuses rechutes par la suite. J’ai alors intégré l’école du dos mais la situation a eu raison de mon moral. Finalement, face à mon état de santé et à mes difficultés à reprendre le travail, j’ai été déclaré inapte après 1 an ½. Cette période a été très difficile pour moi. Après 14 ans d’investissement au sein de l’entreprise, j’ai dû accepter l’inaptitude à mon poste de travail.
Comment avez-vous vécu la situation ?
J’ai eu du mal à accepter la situation dans un premier temps. J’étais quelqu’un de vif, volontaire, toujours en action et je me suis soudainement senti incapable et inutile. Il n’est pas toujours facile d’accepter le regard des autres quand on est licencié pour inaptitude et qu’on ne l’a pas choisi. Mon entourage m’a beaucoup aidé à surmonter cette période.
Je me suis alors tourné vers le service insertion du Cap emploi en 2019. J’ai beaucoup apprécié l’accueil et la réactivité des équipes car, à ce moment-là, j’avais besoin de conseils et d’un accompagnement spécifique à ma situation pour la suite de mon parcours.
Parlez-nous de votre reconversion professionnelle
Après plusieurs échanges avec mon conseiller, j’ai donc été orienté vers la formation afin d’envisager une éventuelle reconversion professionnelle. J’ai d’abord effectué une remise à niveau, j’ai appris à construire un CV, à présenter mon parcours professionnel.
A l’issue de cette formation, j’ai réalisé des périodes de mise en situation dans trois entreprises différentes de la Manche. Un premier stage d’immersion en soudure, puis un stage en mécanique de précision et un autre en coutellerie d’art. Ces stages se sont avérés très positifs puisque chaque établissement voulait me proposer un contrat. J’ai finalement choisi d’être tourneur fraiseur, un poste polyvalent et adapté à mes besoins au quotidien.
Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je suis épanoui dans mon métier. Je travaille dans une entreprise familiale, spécialisée dans la mécanique de précision et au sein d’une équipe bienveillante. Je suis sur un poste polyvalent, ce qui me permet de continuer à monter en compétences et surtout de ne pas rester statique à mon poste de travail.
J’ai eu des passages à vide après mon licenciement. Mais parfois on rencontre les bonnes personnes au bon moment. Le Cap emploi, service d’Aptima RH, a su être réactif et à l’écoute de mon besoin urgent à me reconvertir pour continuer à m’épanouir professionnellement. Au même moment, je me suis lancé dans l’animation de loto et aujourd’hui, j’exerce les 2 activités avec plaisir et passion. Finalement lorsqu’on veut réussir, le handicap n’est pas forcément un frein, il peut parfois être un accélérateur pour une nouvelle voie.
DELPHINE MASSÉ
Pourquoi réaliser un bilan de compétences au cours de sa carrière ?
Pourquoi réaliser un bilan de compétences au cours de sa carrière ?
Le bilan de compétences est un excellent dispositif pour faire le point sur soi-même et sur sa carrière afin de définir un nouveau projet professionnel. C’est un outil précieux d’aide à la décision qui permet de mieux se connaitre et de faire émerger de nouvelles aspirations sur le plan professionnel. Il est essentiel d’être bien accompagné dans cette réflexion et dans toutes les étapes du dispositif. Nos professionnels vous informent sur le sujet.
Les bonnes raisons de réaliser un bilan de compétences
Il existe de nombreuses raisons de faire un bilan de compétences au cours de sa carrière professionnelle. L’envie de changer de métier, de valider des acquis ou de faire émerger un nouveau projet professionnel. Le besoin d’affirmer sa place, de développer son employabilité ou de réfléchir à une évolution de poste en interne. La volonté d’aller de l’avant ou de rebondir face à des problématiques de santé…
Le bilan de compétences est une démarche personnelle qui permet :
- de faire le point sur son parcours professionnel,
- de mieux se connaitre,
- de mettre en lumière ses connaissances,
- d’analyser ses compétences,
- d’identifier ses axes d’amélioration,
- de développer sa capacité à prendre des décisions,
- de réfléchir à un nouveau projet,
- et de mettre en place un plan d’action en phase avec ses aptitudes.
C’est donc une étape incontournable pour envisager une reconversion, une formation ou une transition professionnelle et donner ainsi un nouvel élan à sa carrière.
Le bilan de compétences s’adresse à tous sans distinction
Le bilan de compétences est ouvert à tous les actifs, en activité ou non.
- Salarié(e) du privé, en poste ou en arrêt de travail
- Salarié(e) du public (fonctionnaires, agents non titulaires…)
- Intérimaires, professions libérales, indépendants, chefs d’entreprise
- Demandeurs d’emploi.
Pour se faire, un accompagnement individualisé est proposé sur une durée de 24 heures maximum, étalé sur plusieurs semaines (8 à 10 semaines). L’objectif étant de définir des pistes pour un nouveau projet professionnel et/ou de formation.
Pour un salarié en arrêt de travail, il est possible d’avoir recours au bilan de compétences. Le salarié peut alors réaliser son bilan durant son arrêt, à condition d’avoir l’accord du médecin conseil.
Le bilan de compétences peut avoir lieu pendant ou en dehors du temps de travail. S’il se déroule sur le temps de travail, il est nécessaire d’avoir un accord préalable de son employeur et de solliciter une demande d’absence.
Un tremplin pour votre carrière : comment le financer ?
Le bilan de compétences est éligible au CPF, Compte Personnel de Formation, mobilisable de manière autonome via la plateforme Mon compte formation. Depuis 2020, avec la loi « Avenir Professionnel », chaque année travaillée permet de cumuler des droits à la formation, versés en euros sur le compte CPF.
Le compte s’alimente tous les ans, à la hauteur de 500 euros par année pour se former (compte plafonné à 5 000 euros). Le crédit CPF va jusqu’à 800 euros par an pour les salariés avec un niveau de qualification inférieur au niveau 3 (CAP, BEP) ou pour les salariés bénéficiant de l’obligation d’emploi (travailleur reconnu en qualité de travailleur handicapé, victime d’accident du travail ou d’une maladie professionnelle, titulaire d’une rente d’invalidité).
Pour les salariés, le bilan de compétences peut se financer dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise. Ce bilan est bien souvent à l’initiative de l’employeur, le salarié n’est pas dans l’obligation de l’accepter.
Pour les demandeurs d’emploi, le CPF est mobilisable via Pôle emploi, l’APEC ou Cap emploi et en cas de solde CPF insuffisant, Pôle emploi peut proposer un abondement.
Dans certaines situations, le bilan de compétences peut aussi être auto-financé, que l’on soit salarié ou demandeurs d’emploi.
Choisir un professionnel de confiance pour son bilan
Un entretien préalable gratuit est proposé pour permettre à chacun d’identifier le prestataire avec lequel il envisage de réaliser son bilan de compétences. Il est donc impératif de prendre le temps d’analyser tous les critères avant de se lancer.
Le choix du prestataire est donc très important car c’est un moment clé au cours d’une carrière. Vous devez vous sentir à l’aise avec le professionnel qui vous accompagne. En effet, vous allez passer du temps ensemble, parler de vous, de votre parcours professionnel, de vos envies personnelles. Lors de vos échanges, vous allez imaginer, construire et envisager un nouveau projet. Il est alors beaucoup plus facile de se livrer et d’aller au bout des choses quand on se sent à l’aise avec le consultant ou le psychologue du travail qui est en face de soi.
Par conséquent, choisissez le professionnel avec lequel vous vous sentez en confiance pour trouver les ressources nécessaires à votre épanouissement professionnel et personnel.
Les 3 grandes étapes du bilan de compétences
Le bilan de compétences se décompose toujours en 3 phases :
- La phase préliminaire pour analyser le contexte, définir les besoins de la personne, expliquer les différentes étapes, recueillir les attentes et présenter les différentes méthodes d’évaluation.
- La phase d’investigation pour analyser la situation et les motivations de la personne, identifier ses compétences et ses points forts afin de réfléchir à un projet et de s’assurer de la faisabilité de celui-ci.
- La phase de conclusion pour prendre connaissance du résultat des évaluations, définir un projet professionnel et mettre en œuvre un plan d’action.
Enfin, le professionnel remet une synthèse qui est confidentielle. Cette synthèse recense les conditions du bilan, les compétences du salarié en fonction du projet professionnel visé et les étapes à venir pour la mise en œuvre du plan d’action. Elle ne peut être transmise à un tiers qu’avec l’accord du bénéficiaire.
Vous envisagez de faire le point sur votre parcours professionnel ? Besoin d’aide pour identifier vos compétences et vos envies ? Vous voulez redonner du sens à votre carrière ? Faites appel à des professionnels et bénéficiez d’accompagnements personnalisés et sur mesure.
Pour plus d’informations, les professionnels d’Aptima RH sont à votre écoute.
DELPHINE MASSÉ